Histoire de la commune

Histoire de la commune

La commune d’Iracoubo était à l’origine occupée par les Amérindiens, des vestiges de cette période ont d’ailleurs été retrouvés notamment sur la zone d’Organabo. Les premiers colons arrivent à Iracoubo en 1626, à proximité de Counamama, ils subissent les réactions hostiles de la population établie en tribus et le harcèlement répété des Anglais du Surinam et des Hollandais de Berbice et de Cachipour. Aucune implantation européenne ne se fera sur le territoire d’Iracoubo avant le XVIIIème siècle.
L’échec de l’expédition de Kourou en 1763, ne permettra pas à la région d’Iracoubo de bénéficier de cet apport de main-d’œuvre européenne.

En 1765, les Galibis, qui avaient fui les épidémies en se réfugiant au Surinam, reviennent s’installer dans les villages du littoral. Au même moment, l’administrateur Maillard-Dumesle, chargé de liquidation de l’affaire de Kourou, introduit de nombreuses têtes de bétail dans les savanes du littoral. Les colons qui vivent dans le quartier d’Iracoubo-Counamama à partir de 1750, sont en majorité des soldats congédiés et des rescapés de l’expédition de Kourou. Ils sont de petits cultivateurs et éleveurs.
En 1798, le site de Counamama est choisi comme lieu de déportation des prêtres réfractaires et condamnés de droit commun. Rien n’avait été préparé pour les recevoir, le lieu choisi, en bordure du fleuve était si malsain que les déportés furent décimés à un rythme effrayant,  la décision fut prise de rapatrier les survivants.

Le Bourg d’Iracoubo et le lieu-dit Organabo sont créés au début du XIXème siècle, sur l’emplacement d’anciens villages Galibi ou autour des habitations coloniales, en même temps qu’un certain nombre de hameaux.
Le passage à la période post esclavagiste s’effectue, semble-t-il, en douceur, dans la mesure où le maître partage souvent le même dénuement que ses esclaves.

Dans les années 1850, Théodore Golitin fonde le hameau de Trou-Poisson.
C’est sur la propriété du colon Jacquet que s’élève l’actuel Bourg d’Iracoubo.
Un document d’archives non daté mais probablement réalisé entre 1850 et 1860 donne les chiffres suivants : savane de Trou-Poisson : 112 habitants, savane de Counamama : 150, bourg d’Iracoubo : 29, savane d’Iracoubo : 150, Organabo : 11
Le Père Raffray arrive à Iracoubo en 1886, aussitôt il entreprend de construire une église pour remplacer le hangar à coton prêté par la Veuve du colon Jacquet pour tenir les offices.

Durant 6 années, la population va contribuer à la construction de ce bâtiment que ce soit sous forme de dons, ou de main d’œuvre.
Pour finaliser ce travail, le Père Raffray prend en assignation le bagnard Huguet qui va peindre les 600 m² de surfaces intérieures.
Le Père Raffray est aussi un agriculteur qui apporte les techniques nouvelles à la population.
Au début du XXème siècle, la commune compte deux écoles : une laïque et une école libre de filles.
L’industrie du balata et du bois de rose s’installe sur la commune, lui donnant une impulsion nouvelle.
Michel Lohier est nommé instituteur à Iracoubo, sa commune natale, en 1916.
Après cette période de développement industriel, la commune retrouve le rythme de ses occupations traditionnelles jusqu’à la départementalisation.

En 1947, Michel Lohier est nommé commissaire préfectoral, chargé des Galibi d’Iracoubo et de la basse Mana. Il entreprend de regrouper les différents villages en un seul à Grosse Roche à 8km du Bourg d’Iracoubo.
En 1947, Edmé Lama est élu maire, il succède à son père. Il sera réélu sur ce poste jusqu’en 1977. Il a de grandes ambitions pour sa commune, il fera construire un nouveau groupe scolaire, un stade, une nouvelle mairie, aménagera des nombreuses voies communales.
Le dispensaire et un centre socio éducatif verront le jour dans les années 80, grâce à la volonté de Georges Othily, alors Président du Conseil Régional.

Georges Othily sera battu lors des élections municipales de mars 1985, par Ferdinand Madeleine qui occupera ce poste jusqu’en 1995, on lui doit notamment la construction d’une école au village de Bellevue.
Georges Othily sera élu en 1995, puis Daniel Mangal lui succède à la tête de la commune depuis 2001.
Sous la mandature de Daniel Mangal, de nombreux bâtiments seront construits et des aménagements verront le jour :  une médiathèque, des halls au manioc, des tribunes pour les terrains de sport du Bourg et de Bellevue, l’électrification des hameaux, l’aménagement de la zone de Rococoua, l’adduction en eau des hameaux, la réfection des établissements scolaires…